13sept
Le Conseil fédéral 2012

En finir avec la politique d’apaisement et de faiblesse de la Confédération

Il est temps d’en finir avec la politique d’apaisement et de faiblesse de la Confédération. Telle est l’introduction choisie par Messieurs Philippe Braillard et Henri Schwamm professeurs de l’Université de Genève pour dénoncer l’attitude des autorités suisses dans leur dernier article paru dans l’Agefi en septembre. Aujourd’hui, nombreux sont les Suisses qui partagent ce point de vue et souhaitent enfin une réaction des politiques dans cette guerre économique.

Voici quelques extraits choisis et le lien vers cet article :

Depuis plus de trois ans, le Conseil fédéral n’a cessé de prendre, au sujet de la place financière, des décisions obligeant la Suisse à un repli permanent et à une soumission sans condition aux exigences étrangères qui vont sans cesse croissant. Cette stratégie de l’abandon pur et simple affaiblit gravement la compétitivité de notre place financière et compromet son avenir.

Le Conseil fédéral 2012

source: www.admin.ch
Le Conseil fédéral in corpore (de gauche à droite): Le conseiller fédéral Johann N. Schneider-Ammann, le conseiller fédéral Didier Burkhalter, le conseiller fédéral Ueli Maurer (vice-président), la Présidente de la Confédération Eveline Widmer-Schlumpf, la conseillère fédérale Doris Leuthard, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, le conseiller fédéral Alain Berset, la chancelière de la Confédération Corina Casanova

On sait que, dans un premier temps, les autorités suisses cherchaient à obtenir des Etats-Unis une garantie de non-poursuite des collaborateurs des banques, mais qu’elles ont renoncé par la suite à exiger cette garantie. Face à l’indignation et aux pressions de ces mêmes collaborateurs, Eveline Widmer-Schlumpf déclare aujourd’hui vouloir obtenir l’inclusion de cette garantie dans l’accord global qu’elle cherche désespérément à conclure avec les Etats-Unis et dont l’issue est plus qu’incertaine en raison des incessantes nouvelles exigences amé- ricaines, alimentées par la complaisance des négociateurs suisses. On doit se demander si, par sa pré- cipitation, la conseillère fédérale n’a pas mis gravement en danger l’ensemble de la place financière suisse alors que seules quelques banques sont concernées par cette procédure américaine.

A ce stade, on en est réduit à souhaiter que le Conseil fédéral, dans un sursaut de dignité, prenne conscience de l’ampleur des dégâts déjà causés, se ressaisisse et mette désormais tout en œuvre pour que le renforcement de la compétitivité internationale du secteur financier et l’amélioration de l’accès au marché ne restent pas des vœux pieux. C’est une question de leadership assumé et de responsabilité politique nationale.

Lien vers l’article complet ici : Négociations et contreparties




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A propos de Marc Barbezat

Analyste #FinTech #Digital #Mobile et passionné par la gestion de l’information, je mets mon expérience au service des domaines de la sécurité et de la gouvernance informatique pour le secteur bancaire en particulier.